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dimanche 19 avril 2026

« J’ai rencontré Satan - Le combat du plus célèbre exorciste »

Mais il a voulu que les êtres dotés d'intelligence, les anges et ensuite les hommes, ne l'aiment pas par contrainte, mais par choix (…)

L'ange, esprit pur, intelligence pure, resplendissant, bienheureux : voilà ce qu'était la condition de l'ange. Mais Dieu a aussi voulu que l'ange le reconnaisse comme son créateur.

Il a aussi souhaité que l'ange confesse avoir tout reçu de lui…

(…) l’enfer créé par Satan. Car Dieu n'a rien créé de mal. L'enfer n'était à aucun moment prévu dans le plan créateur.

Dieu n'y avait même pas pensé. C'est ce que me disait un jour un démon, au cours d'un exorcisme : « Dieu n’y avait même pas pensé. L'enfer, c'est nous qui l'avons créé » (…)

Tout a été créé par Jésus-Christ et en vue de Jésus-Christ. Par conséquent, pour les anges comme pour nous, le but de notre existence, c'est Jésus-Christ.

Je le regarde et je lui dis : « Seigneur, c'est toi qui m'as créé, c'est pour toi que je suis créé. Tu es le but de mon existence. Je vis pour toi » (…)

Par conséquent, après avoir créé l'homme pour jouir du Paradis terrestre, Dieu l'a soumis à son tour à une épreuve de fidélité envers lui et ce, en vue du Paradis éternel.


Chez nous en Italie, deux référendums sont passés - je les ai suivis tous les deux -, en premier celui du divorce et en second celui de l'avortement, signes de civilisation ! Signes de progrès ! C'est cela la tactique du diable. De nier d'abord ce que Dieu dit : que c'est péché ! Ensuite, de faire apparaître le mal comme un bien (…)

Il y a trois grandes lois du satanisme, et elles sont diffusées dans le monde entier, depuis toujours ; elles sont codifiées, que ce soit dans la bible de Satan, ou dans ce que Crowley a écrit sur le diable :

1. fais tout ce que tu veux ;

2. n'obéis à personne ;

3. sois ton propre Dieu.


Et c’est ma réponse à ces savants : faites attention, il n'existe pas d’alternative. Ou bien l'on est avec le Christ, ou l'on est avec Satan (…)

Ma vie me sert à sauver mon âme. Elle sert à montrer ma fidélité au Dieu créateur.


Et c'est précisément ce qu'il [Jésus] est venu accomplir : détruire les œuvres du mal et nous révéler les œuvres de Dieu (…)

Vous croyez qu'on peut faire abstraction du plus grand des commandements qui est celui d'aimer Dieu par-dessus tout ? Il faut donner à Dieu la première place et tous les autres commandements en découleront.


Et nous connaissons bien cet épisode de sainte Thérèse d'Avila qui tombe dans un lac : «Mais même à tes amis, tu permets que ces choses arrivent

Et Jésus de rétorquer : « Ne sais-tu pas que c'est ainsi que je traite mes amis ? »

Et sainte Thérèse : « C'est pour cela que tu en comptes si peu !» (…)

Sans la croix, on ne peut pas suivre Jésus. Je dirais même que le Seigneur, par sa Passion et sa Croix, nous a entièrement rachetés mais attend de notre part la souffrance en échange.


De la même façon, quand je confesse, je tiens à dire ces mots, et je les répète à mes pénitents : « Soyez attentifs à la valeur de la confession ! » (…) Ne vous rappelez-vous pas que derrière chaque absolution, il y a la Passion et la Mort de Jésus ? Ne pensez-vous jamais que l'absolution que vous recevez, même si le prêtre est en état de péché mortel - dans ce cas l'absolution est quand même valide - est un bain dans la Passion et la Mort du Christ ?


L'Église nous communique les paroles de Jésus, son exemple, ses sacrements.


Le pouvoir de faire le bien ou le mal, c'est ce qui nous sépare du règne animal, des poissons, du règne végétal. C'est ce qui constitue notre grandeur.


C'est un des thèmes que j'aborde avec les fiancés et les jeunes mariés : alimentez l'amour, alimentez-le régulièrement ! Sachez que l'amour humain a besoin de moments de pardon. Malheur à qui ne sait pas demander pardon ; car dans tous les couples il y a des désaccords. Il faut savoir pardonner, oublier, accepter. Sinon il est impossible de tenir.


C'est ce que toute l'histoire sacrée nous montre : quand on ne croit plus en Dieu, on croit aux idoles (…) Si au lieu de croire en Dieu on croit à des mensonges, alors c'est en Satan que l'on croit. Il n'existe pas d'autre alternative : qui n'est pas avec Jésus est avec Satan (…)

« Quand les gens cessent de croire en Dieu, ce n'est pas qu'ils croient en rien, mais qu'ils croient en n'importe quoi » (Chesterton).


Si l'on est baptisé mais que l'on vit dans le péché, alors on n'est plus avec le Christ. En revanche, toutes les personnes qui mènent une vie honnête le sont ; ceux qui ont vécu avant la venue du Christ, par exemple ; ceux qui n'ont jamais entendu parler de lui mais qui vivent en cohérence avec leur conscience, cette faculté qui nous a été donnée par Dieu (car Dieu a octroyé à tout homme de distinguer le bien du mal) ; ceux qui pratiquent la charité envers leur prochain, vertu fondamentale.


- Je voudrais tout d'abord me référer à la vision du pape Léon XIII, dans laquelle il voit le Seigneur qui donne la permission au diable de ravager son Église.

- (…) Je prends pour exemple le pays où le catholicisme était le plus prospère : le Brésil. Cette nation connaissait un pourcentage de catholiques supérieur à celui de nos pays, l’Italie, la France, etc. Et aujourd'hui il a connu une terrible baisse, cause du travail des sectes. Les sectes sont en train de ruiner le Brésil.


La Révolution française, par exemple ; quel désastre ! Mais aussi le siècle des Lumières, le rationalisme, le communisme, qui a subtilisé à l'Église les foules, celles des ouvriers et ensuite des paysans, et qui est même parvenu à subjuguer des nations qui en soi - je pense entre autre à l'Afrique - étaient loin de la mentalité communiste (…) 

(…) du côté de chez moi, en Émilie Romagne, dans ma Modène natale, le communisme est encore bien présent, très présent. Pourquoi ? Je répondrai sans hésitation : pour des raisons économiques, parce qu'un communiste trouve tout de suite du travail. Qui n'a pas la carte du Parti, chez nous, aura un mal fou à trouver du travail (…)

En résumé, nous assistons à cette grande transition culturelle dominée par la Révolution française, l'illuminisme, le rationalisme, le communisme. Ils ont accaparé le monde de la culture et par ce biais le reste du monde, ce qui explique la gigantesque chute de la foi dans nos régions.


Nous vivons une époque de saints, oui ! Mais les médias ne parlent jamais des vies exemplaires, des missionnaires qui meurent martyrs. Ils ne parlent que des mauvais exemples et se comportent ainsi comme des anticléricaux.


Mais Lucia (une des enfants voyantes de Fatima) avait dit : « La Sainte Vierge veut que la consécration soit faite dans le monde entier, et prononcée par le pape et par les évêques au même moment » (…) Oh combien le Pape [Jean-Paul II] a-t-il dû se battre pour pouvoir faire ce que demandait la Sainte Vierge : consacrer la Russie ! Parce que tout le monde était contre cette idée : « Si vous consacrez la Russie, le patriarche de Moscou va s'offenser, et avec lui tous les orthodoxes ». La bataille a été si difficile que le Pape a dû se résigner à ne pas mentionner la Russie dans la consécration. Mais cela l'a fait souffrir car c'était son désir. Et il s'en est sorti par une pirouette : « Je consacre toutes les nations au Cœur Immaculé de Marie » (…)

(…) le Pape n'a pas pu faire selon ce que la Sainte Vierge avait minutieusement prévu, c'est-à-dire que tous les évêques du monde fassent la consécration au même moment qu'à Rome (…)

« As-tu pensé, me disait-il, à consacrer l'Italie au Cœur Immaculé de Marie ? Cela n'a jamais été fait. » En effet, à l'époque des consécrations mariales, au XVIIe siècle, lorsque la France, la Pologne, le Portugal ont été consacrées, l'Italie n'était pas unifiée (…)

J'ai donc été l'instigateur de ce projet, je l'ai réalisé, et j'ai fait le factotum.


- Les catholiques d'aujourd'hui ont un comportement ambivalent : d'une part ils viennent à la messe, et de l'autre ils votent en faveur du divorce et de l'avortement. Pourquoi cela ?

- C’est tout à fait juste. Et c'est la raison pour laquelle je vous disais que les catholiques se sont immergés dans la culture laïque, la morale laïque, les pratiques de vie laïques.

Ils s’illusionnent en se croyant encore catholiques parce qu'ils vont à la messe de temps en temps (…) Le plus grand mensonge était de dire que le divorce n'est pas une obligation. Si tu es contre alors ne le fais pas, mais tu dois respecter ceux qui veulent le faire, respecte la liberté de qui veut le faire. Après tout, à chacun sa conscience. Ce sont des bobards, car nous devons respecter les lois de Dieu : « Ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas. »

Parce que sinon, en suivant cette logique, on peut tout justifier. Pareil pour l'avortement. Ce n'est quand même pas une obligation que d'avorter. Pas du tout. Si tu es contre, alors ne le fais pas. Mais respecte ceux qui veulent le faire.


Dieu a envoyé Jésus, qui a institué l'Église ; Jésus a dit : « Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui refusera de croire, sera condamné ! » Si tu veux croire en Dieu, tu dois observer ses commandements. Donc tu ne peux pas dire : « Je crois en Dieu mais je ne crois pas en l’Église ». Tu ne croirais donc pas en ce que Dieu nous a enseigné. Donc, dire que l’on croit en Dieu mais pas en l'Eglise revient à dire que l'on croit en Dieu à sa manière à soi, un Dieu fait à sa mesure à soi.


Les prêtres se rendent compte qu'ils ont plus de fécondité à rester dans leur église. C'est ce que les gens attendent d'eux. Les gens veulent voir leur prêtre prier dans son église, comme le faisait le saint Curé d'Ars. Les prêtres portent plus de fruit quand ils restent dans leur église que quand ils organisent les activités à droite et à gauche, même si c'est de l'apostolat ou des œuvres de charité.


Je prêche sur l'un des messages de Medjugorje (…) j’ai justement choisi celui où Marie parle de l'enfer. Je l'avais oublié, mais il date du 25 juillet 1982 (…) De ce message, je tire trois phrases :

La première : « Aujourd'hui beaucoup vont en enfer ». Dans le passé, la Vierge avait dit : « Beaucoup vont au purgatoire. Peu sont ceux qui vont directement au Paradis, car ils arrivent sans être prêts ». (…) Dieu permet que ses enfants souffrent en enfer parce qu'ils ont commis des fautes gravissimes et impardonnables. Ceux qui vont en enfer n'ont plus la possibilité de connaître un sort meilleur. La deuxième phrase : « Les âmes des damnés ne peuvent se repentir car elles continuent à refuser Dieu. En enfer, elle le maudissent encore plus que quand elles étaient sur terre ». Je ne sais pas si vous avez lu la page que sœur Faustine Kowalska a écrite sur l'enfer ? Elle insiste justement sur le fait qu'en enfer les damnés maudissent Dieu continuellement (…)

Troisième phrase : « Ils deviennent l'enfer. L'âme qui est en enfer devient une avec lui. C'est sa place et elle ne veut pas en être retirée ». À une autre occasion, Mirjana (une des voyantes de Medjugorje) avait demandé à la Sainte Vierge : « Est-ce qu'un damné pourrait se repentir? Dieu ne pourrait-il pas le retirer de l'enfer et l'amener au Paradis ? ». La Vierge avait répondu : « Oh si, bien sûr qu'il le pourrait, mais ce sont eux qui ne le veulent pas ! »(…) C’est un endroit où, à la fois elles haïssent Dieu, et à la fois elles se haïssent entre elles. J'ai eu des cas où les démons avouaient leur peur de Satan (…) les diables les plus forts tyrannisent les moins forts (…) Nous avons aussi la certitude que Judas est en enfer, c'est ce que nous croyons depuis des siècles.

(…) la haine qu'il y a entre les damnés et les démons.


Jusqu’au tout dernier moment, jusqu’au dernier soupir, l’homme a la possibilité de se convertir. Mais si l’on est en enfer, alors c’est trop tard.


Troisième loi du satanisme : Tu es ton propre Dieu.

C'est exactement de cette façon que l'ange Lucifer est devenu diable. Il a voulu être comme Dieu. Il a pris conscience de sa beauté, de son extrême intelligence, de ses pouvoirs, de ses possibilités : et il s'est alors cru le maître de tout. Et c'est pour cela qu'il a renié le fait d'être une créature de Dieu, de dépendre en toute chose de lui. Car c'est pourtant bien Dieu qui l'a créé et qui lui a donné tout ce qu'il est.


J'ai souvent rencontré des personnes, même âgées, qui me disaient : « Moi je n'ai rien fait de bien important pendant ma vie ; je ne sais même pas à quoi a servi ma vie ! »

(…) tu as vécu ta vie sur terre pour conquérir le Paradis, pour accéder à la vie éternelle. C'est pour cela que même si pendant sa vie, on a l'impression qu'on a tout raté, si notre âme est sauvée, alors la vie est une victoire. Si quelqu'un sur terre réussit en tout, si cette personne devient un grand personnage, un chef d'Etat, un milliardaire, s'il est propriétaire de châteaux mais perd son âme, alors sa vie est un fiasco, un échec, une défaite cuisante.

Dieu nous révèle notre origine : nous venons de lui, nous avons été créés par Jésus-Christ. Il nous révèle notre but :

nous avons été créés en vue de Jésus-Christ.


(…) si l'on choisit de suivre les lois du satanisme dont nous avons parlé (faire ce que l'on veut, n’obéir à personne, être le dieu de sa vie), alors on finira avec Satan et notre vie éternelle sera la damnation.


Au contraire, j'ai eu des cas où des personnes fautives se sont repenties, mais leur repentance n'a en rien résolu le problème de la malédiction, quand par contre, le pardon de la victime, les exorcismes et la prière l'ont fait.

N'oublions pas que les trois grands moyens de chasser le mal sont la foi, la prière et le jeûne.


Elles se rendent chez l'exorciste. Elles ont peut-être la certitude d'être possédées, l'exorciste peut même le leur confirmer. Et alors elles disent : « Libérez-moi ! » Et moi je leur dis : « Non, mon ami : c'est à toi de te libérer. Moi je peux t'aider, mais c'est à toi de faire le travail. »


Si un exorciste n'est pas un homme de prière, s'il n'y met pas du sien, alors il ne vaut pas grand-chose.


C'est pourquoi il est aussi arrivé que des personnes de peu de foi se soient présentées à des saints prêtres et qu'elles aient été libérées, grâce à la sainteté du prêtre. C'est ce qui se produisait avec Padre Pio. Il a délivré des personnes qui n'avaient pas vraiment une foi énorme. Mais il compensait avec la sienne. Et il les libérait. C'est le Seigneur qui délivre. À la fin, c'est lui qui décide.


A ce propos, sur cent personnes qui ont besoin d'exorcisme - et c'est en retirant les cinq cent qui disent en avoir besoin et qui en fait n'en ont pas besoin du tout - sur ces cent personnes donc, il y en a au maximum dix qui sont sujettes à une vraie possession diabolique. Les quatre-vingt-dix autres ont juste une influence maléfique. Mais dans les deux cas, comme le dit bien le Catéchisme de l'Église catholique, il faut procéder à l’exorcisme.


Je crois que les maléfices ne se répercutent pas sur l'arbre généalogique. Padre Pio non plus n'y croyait pas (…) Les maléfices ne sont pas héréditaires, à moins qu'ils n'aient été faits dans l'intention de se propager du père sur les enfants. Dans ce cas, il y avait à la base le désir explicite de le répandre aux générations suivantes.


Il y avait un exorciste salésien réputé, le père Tommasini. Il disait que s'il y avait un blasphémateur dans une famille, le mal s'étendait à la famille entière. Je suis d'accord avec lui et j'en ai fait l'expérience à plusieurs reprises. Un blasphémateur aura une influence néfaste sur les membres de sa famille, mais une fois qu'il meurt, le mal s’arrête. Quand, au sein d'un groupe quelqu'un blasphème, il faut tout de suite l'affronter et lui dire : « Arrête immédiatement ou alors va-t'en ! ». Dans ces cas-là, il ne faut pas avoir de pitié (…) Le blasphème a une dimension sociale et c'est donc publiquement qu'il faut le combattre. Lorsque, dans un groupe, une personne blasphème, il faut que le groupe entier fasse une prière de réparation.


« Délivre-nous du mal ». Le texte précis est : « Délivre-nous du malin ». Le Catéchisme explique bien que la phrase est dite en insistant sur l'aspect personnel : « Délivre-nous du malin », c'est-à-dire de la personne de Satan. Le « Notre Père » commence donc par une personne, le Père, et termine par une autre, Satan. Tout est dit.


À travers notre attitude vis-à-vis du prochain. L'explication nous est donnée au chapitre 25 de l'évangile de saint Matthieu. C’est le passage du jugement dernier (…) Nous serons jugés en fonction de notre comportement vis-à-vis des personnes que nous rencontrons. C'est pourquoi tout homme est en mesure de se positionner par rapport au Christ, car tout homme est en contact avec le prochain. Dans ce prochain, le Christ s’identifie (…) 

Dans le passage du jugement dernier il n'est pas dit : « Viens, béni de mon Père, parce que tu es allé tous les dimanches à la messe, parce que tu t'es confessé régulièrement, parce que tu faisais tes prières ». Non. Seule la charité envers le prochain sera prise en compte. Par contre, cette charité, je ne peux l'obtenir pour voir le Christ dans mon prochain que grâce à la prière, à la confession et à ma participation à la messe. Sans cela, je ne peux pas. Car mon égoïsme est plus tenace : naturellement, je ne pense qu'à moi, je ne pense pas à l'autre.


Qui est capable en tout temps d'accepter la volonté de Dieu garde sa bonne humeur et sa sérénité.


Pendant les trois premiers siècles de l'Église, tous chassaient les démons. Les laïcs aussi : hommes et femmes.


Une sainte de chez nous réputée pour cela est sainte Catherine de Sienne. Quand un exorciste ne parvenait pas à libérer une personne, il l'envoyait à sainte Catherine, pas parce qu'elle était exorciste, encore moins parce qu'elle était prêtre, mais parce qu'elle était sainte. Parce que la condition sine qua non de la réussite d'un exorcisme est la foi (…)

J'insiste sur les trois : la foi, la prière et le jeûne. Si une personne vit les trois, alors elle pourra chasser des démons, les femmes aussi. Mais ce sera toujours au nom de Jésus-Christ : « En mon nom, ils chasseront les démons ».


Bien sûr, la reine des vertus, telle que saint Paul nous en fait l'éloge en la comparant avec la foi et l'espérance, c'est la charité. Parce qu'au Paradis, la foi et l'espérance disparaissent. La charité reste (…)

L’humilité est la qualité fondamentale de toute vertu. 


Il [le père Candido] était aussi capable de guérir des maladies. Il a guéri beaucoup de tumeurs au cerveau (…) Dans l'Évangile, la guérison physique et la libération des démons vont de pair.

(…) Jésus (…) guérissait les uns et libérait les autres, à chacun selon son besoin.


(…) aujourd’hui l’Eglise doit faire face à une grande demande d'exorcismes et eIle n'en est pas capable (…) Le problème aujourd'hui est autre : l'exorcisme est réservé aux évêques, qui peuvent nommer des prêtres pour l’exercer (…)

Parce que les prêtres ne croient plus en rien. Moi je cesse de le leur répéter : « Toi le prêtre, souviens-toi pouvoir immense de tes mains qui bénissent, même une simple bénédiction. Bénis, bénis ! ». Non, ils ne le font plus, ils n'y croient plus, ils ne le savent plus.


(…) l’exorcisme (…) est une prière publique.


Quand on entendait les cloches pour un enterrement - aujourd'hui les cloches ne sonnent plus - on se disait : « Ah, quelqu'un est mort. Je vais prier pour lui, même si je ne sais pas qui c'est, je vais prier pour cette âme défunte ».


Je pense que le Seigneur (…) donne à certaines personnes des pouvoirs sur des maladies ou des douleurs. Mais il faut que ces personnes soient bonnes, qu'elles soient des âmes de prière et qu'elles ne cherchent en rien un intérêt économique. Je me réfère en particulier aux guérisseurs des campagnes. Ce sont des faits authentifiés et j'en ai connu personnellement un certain nombre.

(…) le don de sentir la présence de l'eau. Cela porte un nom, le sourcier (…) C'est un don naturel. D'autres personnes ont des dons de guérison. C'est le don d'imposer les mains pour guérir une personne. C'est une chose naturelle ; ça ne dépend pas de la sainteté de la personne, ou de l'Esprit Saint. Et, comme il s'agit d'un don naturel, ils se font payer pour cela.

(…) s’il s'agit d'un vrai magnétiseur, alors on parle de don naturel, ce n'est pas d'origine diabolique. Il ne vient pas non plus de l'Esprit Saint. Il est naturel.


Lorsque tu affrontes une difficulté, offre-la au Seigneur ; tu la supporteras infiniment mieux que si tu te braques en accusant Dieu d'être responsable de tes souffrances (…) Goethe, le grand poète allemand qui a écrit Faust, a aussi écrit : « Aujourd'hui je fête mes quatre-vingts ans ; je n'ai jamais eu une seule journée de bonheur ». Quel contraste avec la phrase de saint Léonard de Porto Maurizio qui, à plusieurs années de différence, écrit « Aujourd'hui, je fête mes quatre-vingts ans ; je n'ai jamais eu une seule journée de tristesse ».


J'ai eu la chance de connaître personnellement la maman de Maria Goretti. J'ai aussi connu Serenelli, le jeune garçon qui a assassiné Maria. Au départ, ce n'était pas un mauvais garçon. Mais il avait pris l'habitude de lire les revues pornographiques que son père ramenait à la maison. C'est ainsi que tout a commencé pour lui. Il a fini sa vie en odeur de sainteté. Il était portier chez les carmes. Il disait : « Je suis sûr que j'irai au Ciel, car Marietta - c'est ainsi qu'il l'appelait - a prié pour moi ».


J'aime penser que le premier miracle que Jésus a accompli, a précisément eu lieu dans une famille, à Cana (…) La guérison de l'humanité passe par la famille.


La première tactique est de nier les commandements de Dieu ; de dire qu'ils sont faux, ou qu'ils sont injustes. Est-ce que vous pensez à cette horrible loi que notre monde contemporain a instaurée : l'avortement, tuer les bébés dans le ventre de leurs mères ? C'est ça le progrès de l’humanité ? Que notre civilisation contemporaine utilise l'avortement comme un signe de progrès, c'est ça la victoire de la tactique du diable ! Quand Dieu dit : « C'est péché », il rétorque : « Non, ce n'est pas vrai ». Il nous fait croire que le mal peut être un avantage, ou un progrès : « Vous serez semblables à Dieu, car vous connaîtrez le Bien et le Mal ».


Très souvent au cours de mes exorcismes, je fais appel à Jean-Paul II. J'invoque sa présence, son aide et son intercession. À chaque fois, quelque chose de curieux se passe car le démon se manifeste de façon très violente à travers la personne possédée (…) Je l'ai donc interrogé :« Pourquoi est-ce que tu es si furieux quand j’invoque Jean-Paul II ? (…) Il m'a répondu :  « Parce qu'il m'a volé tant de jeunes ! »


(…) on sait que les premiers chrétiens n'allaient à la messe qu'une fois par semaine, le dimanche.


Les défunts nous voient et nous suivent à travers Dieu ; ils ne le font pas de manière directe. Nous pouvons prier pour eux, élever vers eux nos intentions ; tout passe par Dieu.


Mais, lorsque l'Église a proclamé Marie, Mère de Dieu, le pape Libère a voulu lui construire un temple, le premier en Europe, une église qui lui serait consacrée, la basilique Sainte-Marie-Majeure. Il y avait bien un lieu de culte marial en Palestine, à Nazareth et à Jérusalem, mais c'était tout.


Aujourd'hui, voilà ce qu'on lit : « L'Archange Gabriel fut envoyé dans la ville de Nazareth à une femme, nommée Marie, fiancée à un homme appelé Joseph ». Comment ça « fiancée » ? (…) Marie et Joseph était déjà mariés, si bien que si trahison il y avait, la loi de la lapidation devait s’appliquer (…) La preuve, c'est que lorsque l'Archange Gabriel apparaît en songe à Joseph, il lui dit : « Ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse ». L'ange n'a pas dit : « ta fiancée », sapristi ! (…) Donc il était parfaitement accepté que Marie ait un enfant pendant la période qui précédait le mariage solennel, le moment où l'époux introduisait son épouse chez lui, cérémonie qui durait en général environ sept jours (…) dès le début, dès le moment où l'époux prononçait les paroles : « Je te prends pour épouse selon la loi de Moise », et que les parents donnaient leur bénédiction, le mariage était complet.


L'influence de la bénédiction des parents est puissante.


Le chrétien se rend vite compte qu'il est seul. C'est pour cela que j'insiste toujours sur le fait que le chrétien doit accepter d'être différent des autres, de ne pas vivre comme les autres. Saint Paul répète au moins à trois reprises de ne pas suivre le monde et les chemins qu'il propose.


(…) mon maître, le père Candido (…) disait : « On hérite de beaucoup de choses de ses ancêtres : les caractéristiques somatiques, psychiques, certaines maladies ; mais les maléfices, non ! Ils ne passent pas par le sang ! »


Priez en famille ! La prière familiale a une immense efficacité.

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